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2020 L’année du changement

J’avais commencé à rédiger cet article au mois de janvier pour faire comme chaque année, le bilan de l’année écoulée et mes résolutions pour la nouvelle année à venir. A l’époque je ne savais à quel point ce titre serait pertinent. C’est pourquoi 4 mois après, j’ai décidé de terminer cet article et de le publier.

Bilan de l’année 2019

Dans ma sphère privée, je peine à modifier les dernières habitudes qui subsistent en matière de zéro déchet, notamment l’achat en vrac dont l’offre est très limitée ici. Il faut dire que le gros du changement se fait au début de la démarche, lorsque la prise de conscience survient et que l’on décide de modifier son mode de vie. Après on a l’impression de stagner….

Au cours des dernières années, je me suis équipée d’objets durables, je fabrique tous mes produits ménagers depuis des années maintenant et dans ma salle de bain, tout est solide (à part le dentifrice, je n’y parviens pas).

En 2019, j’ai fortement réduit ma routine cosmétique qui n’était pas ouf non plus, je n’utilisais pas 15 produits. Mais j’ai résisté au marketing des box beauté et opté pour l’huile d’abricot pour remplacer ma crème hydratante. Ma peau à tendance acnéique la tolère bien et j’ai remarqué une nette diminution des boutons au cours des derniers mois. J’en ai maintenant de manière ponctuelle de temps à autre, et non en permanence et c’est un vrai soulagement.

Sur le plan vestimentaire, je n’ai rien acheté de neuf pour moi grâce à l’appli Vinted qui m’a permis de trouver facilement ce dont j’avais besoin de seconde main et à des tarifs vraiment intéressants. Pour les enfants également, le choix est large et m’a permis d’éviter d’acheter neuf à de nombreuses reprises, mais je ne suis pas à 100%.

Sur l’aspect écologique et éthique, j’ai enfin changé de fournisseur d’énergie. J’ai profité de l’offre groupée de WWF pour m’inscrire chez Ilek, fournisseur d’énergie verte. Selon leur estimation et les tarifs négociés, ça devrait me revenir moins cher sur l’année. D’après mes calculs, ça ne devrait pas me revenir plus cher. Affaire à suivre…

Sur un plan plus large, l’année 2019 a été l’année des révoltes populaires initiées par le mouvement Gilets Jaunes dont la persévérance a été sans précédent. La marche pour le climat de mars 2019 a été un franc succès et la jeunesse menée par Greta Thunberg s’est engagée comme jamais. Nous avons participé à chacune d’entre elles et mes enfants étaient ravis de faire partie de ce mouvement.

De nombreux corps de métier ont manifesté à leur tour pour tenter d’ouvrir les yeux à un gouvernement aveugle et sourd aux cris désespérés de son peuple. On se souviendra des violences policières et notamment à l’encontre des soignants et des pompiers qui résonnent bizarrement aujourd’hui.

Tout ça m’a motivée à m’investir davantage et à un autre niveau et j’ai décidé de m’engager sur une liste citoyenne pour les élections municipales. Parce que le changement doit s’opérer localement. J’ai beaucoup travaillé pour proposer des projets en lien avec le transition écologique et avec des personnes qui partagent les memes convictions autour de l’environnement et du vivre ensemble. C’est une expérience vraiment intéressante et enthousiasmante.

Projets pour 2020

Comme d’habitude, je vais énumérer les classiques : me mettre au sport, arrêter la clope (électronique mais tout de même), perfectionner la bienveillance (bizarrement c’est à la maison que c’est le plus difficile et envers moi-même encore plus). Travailler à orienter ma vie vers ce à quoi j’aspire, réaliser des projets personnels que je reporte depuis trop longtemps… J’ai eu 40 ans cet automne et on ne va pas se mentir, ça met un bon coup de pied au cul !

Niveau minimalisme, le confinement a apporté le concept à un tout autre niveau. Pour le coup on n’achète absolument rien qui ne soit pas alimentaire. Pas qu’on dépensait énormément avant, mais un bouquin en passant, un vêtement sur Vinted… Il va falloir garder cette habitude après. Et surtout, j’espère que les gens vont s’apercevoir qu’ils peuvent sans passer !

En janvier, j’ai commencé à réaliser un projet que j’avais en tête depuis quelques années : animer des ateliers DIY. J’ai pu animer un premier atelier sur le thème des produits ménagers et un second autour des cosmétiques. C’était vraiment intéressant d’échanger avec des personnes sur leur motivation, leurs connaissances. Evidemment les ateliers sont en stand by depuis le confinement mais je projette de reprendre en septembre en coanimation avec d’autres DIYeuses de ma ville, probablement monter une association.

Sur le plan politique, bien que notre liste n’ait fait que 15% au premier tour, je me sens plus déterminée que jamais à faire bouger les mentalités. Et le second tour n’ayant pas eu lieu à cause du confinement, rien n’est encore joué. Je me dis que les gens ont le temps de réfléchir et de prendre conscience des enjeux.

Comme je le disais au début, en janvier j’avais écrit l’année du changement sans savoir à quel point. Et pas dans la direction que je souhaitais.

Je suis consciente qu’il y aura un « Après » COVID19 et que les choses vont changer drastiquement.

Je me rends compte que, meme si j’ai toujours eu des convictions sur la souffrance animale et la protection de l’environnement, ma génération a vécu tranquillement sans véritable crainte de l’avenir. Malheureusement, nos enfants grandissent dans un climat anxiogène entre la menace du terrorisme, celle du réchauffement climatique, et maintenant cette situation inédite qui va avoir des répercussions sur nos modes de vie, sur nos droits, après le confinement.

Pour toutes ces raisons, je veux m’investir. Je le dois à mes enfants.

Et si pour le moment, nous ne pouvons pas manifester contre les décisions du gouvernement autrement que par des pétitions, je sais que nous serons nombreux le moment venu.

Confinement : Et si on pratiquait la bienveillance ? #2 La continuité pédagogique

En toute honnêteté, la fermeture des écoles m’avait particulièrement angoissée. Enseignante moi-même, je me suis retrouvée assignée à résidence avec mes enfants et ce, pour une durée indéterminée.

Cela dit mes craintes se sont vites confirmées. Mes enfants se sont imaginés en vacances. Ils n’avaient visiblement pas intégrer le concept de continuité pédagogique. Ils étaient encore plus agités que d’habitude et se chamaillaient non stop.

Peut-être traduisaient-ils ainsi leur propre angoisse devant cette situation inhabituelle ?

Ils ont mis de la mauvaise volonté à faire le travail envoyé par les profs et y ont passé des heures tout en réclamant mon aide toutes les 2mn. J’ai renoncé 3 heures plus tard, après des bugues de l’ENT surchargé et des complaintes incessantes. Le fait est que je me suis sentie complètement dépassée. Alors j’ai crié aussi.

Le lendemain, ils ont commencé à prendre le plis et n’ont pas trop rechigné pas à s’y mettre. Cependant, nous y passons vraiment beaucoup de temps chaque jour et cela génère du stress et crée inévitablement des conflits.

Ma plus jeune est en CM1 et elle a l’équivalent d’une journée de classe à produire chaque jour.

A l’inverse, mon ado en 3ème n’a généralement qu’une seule matière à travailler chaque jour : 4 questions sur un document en Histoire ou bien deux exercices d’Anglais. L’équivalent d’un quart d’heure. Et c’est tout ! Comment peut-on avoir une telle disparité ? Dans un cas c’est beaucoup trop, dans l’autre trop peu !

J’ai posté hier une discussion sur mon Facebook pour savoir si mes amies s’en sortaient avec le travail donné par les enseignants et comparer un peu ce qui se fait chez les uns et chez les autres. Certains enfants y passent 2h quand d’autres y passent la journée.

Les inégalités sont frappantes.

Aujourd’hui, je me suis permise d’alerter la maîtresse de ma fille sur la surcharge de travail, de manière très bienveillante, je ne voulais surtout pas la froisser ou paraître condescendante. Juste lui faire part des soucis rencontrés. Elle n’a malheureusement pas été réceptive à ma démarche. L’égo est certainement notre pire ennemi. Il nous empêche de nous ouvrir à d’autres points de vue et d’évoluer.

Nous vivons une situation exceptionnelle. En tant qu’enseignante, je comprends la détermination à vouloir boucler le programme, mais il est inconsidéré de faire porter cette responsabilité sur les familles. On ne peut pas leur demander d’aborder des nouvelles notions jamais vues en classe (la division par exemple dans le cas de ma fille).

Certains parents travaillent toujours et doivent assurer l’école à la maison en rentrant. Certaines familles ne possèdent pas d’ordinateur, pas d’imprimante ou encore pour des raisons culturelles ne peuvent aider leurs enfants. Et quid des enfants en difficulté ? Les parents ne sont pas enseignants ! Ce dispositif est en train de creuser les inégalités. Du travail d’accord. Pour revoir des notions vues en classe, pour consolider les acquis. Toute une journée ? Certainement pas.

J’ai donc décidé de faire preuve de bienveillance envers ma fille, mais aussi envers moi-même. J’ai pris la liberté d’adapter le travail envoyé. La dictée ok mais est-il nécessaire de faire les 3 exercices sur les adjectifs ? On fait les deux premiers à l’oral pour vérifier que la notion est comprise et on ne fait que le dernier à l’écrit parce qu’il faut renvoyer à la maîtresse. Puis on passe aux maths de la même façon. L’anglais et la géo ce sera pour ce week-end.

Nos enfants ne vont pas rater leur vie parce qu’ils loupent deux mois d’école.

Nous avons beaucoup de temps à passer ensemble, autant faire en sorte qu’il soit constitué de partage et de joie et non de conflits. On peut cuisiner tous ensemble et demander aux enfants de multiplier les doses par deux ou trois, de remplir un verre au tiers, de partager un paquet de bonbons entre tous les membres. Jardiner si on a la chance d’avoir un jardin (je vous envie particulièrement en ce moment ^^)

On peut demander aux enfants de tenir un journal de bord dans lequel ils écriront ce qu’ils ont fait de leur journée et ce qu’ils ressentent. On peut se poser devant un documentaire animalier, un épisode de C’est pas sorcier ou d’Il était une fois la vie.

Et pourquoi pas une séance de sport devant Youtube ou Just Dance histoire de décompresser ? Ou simplement jouer à des jeux de société, se détendre avec un livre…

Retrouver le simple plaisir d’être ensemble.

Confinement : Et si on pratiquait la bienveillance ? #1 Les inCONScients

Mon premier coup de gueule concerne donc ceux que l’on bashe sans relâche sur le net et notamment sur les réseaux sociaux depuis une semaine : ces inCONScients qui n’ont rien compris au confinement.

Je n’en peux plus des discours moralisateurs. Chacun y va de sa propre interprétation, de son propre jugement. Il ne faut pas aller chercher sa baguette tous les jours, mais il ne faut pas non plus en prendre pour la semaine sinon vous êtes des sales égoïstes qui n’en laissent pas aux autres. Il ne faut pas psychoter, mais si vous sortez prendre l’air vous êtes inconscients.

Je n’en peux plus de cette déferlante de haine.

Chacun croit détenir la vérité sur ce qu’il faut faire et ne pas faire et se permet de juger les autres en faisant la morale à tout va. C’est une nouvelle religion quoi 🙄

On ne pourrait pas essayer la bienveillance à la place ? On est tous dans le même bateau et non ce n’est pas à cause des gens qui sortent chercher leur baguette ou faire leur jogging en forêt qu’on sera confinés plus longtemps.

C’est à cause des mauvaises décisions (passées et présentes) du gouvernement.
Gouvernement qui donne délibérément des consignes floues et contradictoires depuis le début, consignes que, dans l’ensemble, tout le monde respecte, malgré tout.

La faute à notre gouvernement qui a sous-estimé la situation et n’a pas pris les mesures adéquates en temps voulu. La faute à notre gouvernement qui n’a pas dit les choses telles qu’elles étaient.

Les élections muncipales ont été maintenues et en cette belle journée, les gens en ont profité pour se promener et se rassembler sur les espaces verts. Bien que le confinement n’ait pas encore été déclaré, ce sont eux que l’on a insulté…

On ne peut pas en vouloir aux gens de ne pas respecter des règles si celles-ci ne sont pas clairement définies. « Restez chez vous, mais vous pouvez aller faire vos courses. » « Restez chez vous mais vous pouvez aller faire un tour.  » Peut-on reprocher aux gens de ne pas comprendre le danger lorsque celui-ci n’est pas exprimé ? Lorsque ce danger a été balayé quelques jours plus tôt ?

De la même façon, peut-on vraiment reprocher à ceux qui sont allés faire le plein de vivres après avoir entendu « On est en guerre ! » 5 fois en 20mn ? Après avoir lu et entendu « RESTER CHEZ VOUS !  » un nombre incalculable de fois sur les réseaux sociaux ?

Alors par pitié, arrêtez les insultes, arrêtez les leçons de morale, non les français ne sont pas tous cons, égoïstes et inconscients. Ils sont comme vous, inquiets certainement, peut-être même complètement paniqués pour certains. Et ils réagissent en stockant de la nourriture pour 3 mois pour éviter de ressortir, ou en maintenant un semblant de normalité en allant chercher leur baguette. 

Cette situation est inédite et angoissante pour tout le monde. Malheureusement, il semblerait que la recherche du bouc-émissaire soit un réflexe humain…

Au lieu de passer vos journées à blamer vos semblables sur les réseaux sociaux pourquoi ne pas plutôt faire preuve de solidarité ?

Je vous donne des idées en vrac : Proposer de faire leurs courses à vos voisins âgés ou qui ne sont pas véhiculés (récupérer deux commandes au drive au lieu d’une n’est pas plus risqué), proposer de discuter au téléphone avec des personnes isolées pour qui le confinement peut être véritablement anxiogène, coudre des masques en tissu pour les auxiliaires de vie…

Je vous invite à rejoindre un groupe Covid-Entraide France.

Moins de jugement et plus de tolérance et d’entraide, c’est ça le vivre ensemble 🙂

Dépitée, dégoutée, je ne manifesterai plus jamais !

Comme je l’avais annoncé la semaine dernière, samedi avait lieu la marche pour la justice climatique et sociale. Le premier événement depuis la rentrée après les catastrophes écologiques qui ont marqué cet été 2019. Un événement d’autant plus important que se tient actuellement le sommet de l’ONU sur le climat à New York.

Alors voilà, vous avez certainement lu/vu ce qu’il s’est passé lors de la marche à Paris, mais j’avais besoin de raconter ce que nous avons vu et vécu ce jour là.

Nous somme samedi et mes filles (9 et 19 ans) finalisent les pancartes réalisées pour la marche. Nous partons en retard ce qui sera déterminant pour la suite.

Dans le train, un vieux monsieur s’assoit à côté de nous. Il félicite la petite pour ses affiches et son engagement et nous confie qu’il va également manifester contre la réforme des retraites.

En arrivant à la gare du Nord, nous prenons le rer B dans l’idée de rejoindre le départ du cortège devant le jardin du Luxembourg. Il est déjà 14h, mais nous savons que les marches ne démarrent jamais vraiment à l’heure prévue.

Seulement voilà, nous nous apercevons que la station Luxembourg n’est pas desservie. Pratique… Nous descendons donc à Chatelet pour récupérer la ligne 4 et nous descendons à Raspail dans l’idée de rattraper le cortège à Port Royal.

Nous remontons la rue jusqu’à Port Royal. En haut de la rue, une armée de CRS barre la route, mais nous laissent cependant accéder à la place.

Ma cadette s’en inquiète un peu. Il faut dire que leur attirail est assez impressionnant. Je lui explique alors naïvement qu’ils sont là pour assurer la sécurité des manifestants.

Arrivées sur la place, nous apercevons la tête du cortège à l’entrée de la place. Mais quelque chose ne tourne pas rond. Le cortège est étonnement silencieux. Pas de musique, pas de chants ni de slogans scandés par les manifestants. Nous distinguons alors une autre ligne de CRS qui leur barre la route.

Je retiens les filles et nous observons de loin les événements au milieu d’autres personnes ayant eu la même idée que nous.

Nous entendons plusieurs détonations que nous prenons pour des tirs de flashball. Un nuage blanc (que nous imaginons être du gaz lacrymogène) enveloppe la tête du cortège.

Une heure s’écoule. Une heure pendant laquelle le cortège n’a pas avancé d’un pas. Une heure pendant laquelle, à un moment, nous voyons de la fumée noire s’élever dans le ciel ( nous apprendrons plus tard que des black blocs ont brûlé un deux roues). Elle semble venir de la rue adjacente à celle où se trouve le cortège.

Pendant ce temps, je tente de grapiller des informations sur Twitter. J’apprends seulement que Greenpeace a appelé les manifestants à quitter la marche pour des raisons de sécurité.

Puis, quelques personnes arrivent vers nous par le trottoir. Parmi elles, deux femmes d’une soixantaine d’années, l’air bouleversé. J’engage la conversation et elles me révèlent que des black blocs ont infiltré la marche, ont pris la tête du cortège et que les CRS ont riposté en lâchant des gaz lacrymogènes sur les manifestants. Elles racontent également qu’il leur a été impossible de quitter le cortège car les CRS encerclait les manifestants de tous côtés. Elles me confie s’être fondues avec un petit groupe de passants pour parvenir à passer le barrage policier. Ellles sont choquées et en colère et quittent rapidement les lieux.

Ma cadette est déçue. Elle est venue marcher pour le climat et ne comprend pas pourquoi la police bloque le cortège.

Nous attendons encore un peu. D’autres personnes parviennent à s’échapper et quittent les lieux. Puis, brusquement, les CRS fond demi-tour et quittent les lieux à leur tour. Nous osons alors approcher le cortège, ou du moins, ce qu’il en reste.

Les musiciens se sont remis à jouer sur le bord de la route et nous nous agroupons autour d’eux. Quelqu’un lance « C’est une marche, il faut avancer ! » Puis « Avancez ! On vous suit ! « . Mais les musiciens n’ont pas l’air chaud. Je commence à scander « A Bercy ! A Bercy ! » que les gens reprennent (j’étais plutôt fière de moi sur ce coup là ^^). Les musiciens s’avancent alors sur la rue et prennent la tête du cortège.

Il est environ 15H30. La marche reprend (commence, pour nous). Je suis tout d’abord soulagée de voir qu’elle n’est finalement pas avortée comme je l’ai cru en arrivant.

Mais rapidement, en observant les gens autour de moi, je m’aperçois que l’ambiance n’est pas aussi joyeuse et festive que les autres fois. Quelque chose s’est brisé. L’espoir peut-être ?

Lorsque nous arrivons à place d’Italie, je m’aperçois que nous sommes un peu dispersés. Il n’y a pas l’effet de masse habituel. Je me dis que nous sommes bien moins nombreux qu’en décembre et en mars. Je remarque également de nombreux gilets jaunes et plusieurs personnes portant un foulard noir qui avancent rapidement. Les fameux black blocs…. Ma cadette en regardent passer un couple avec un air inquiet. Le gars lui répond « T’inquiète pas ma belle, on n’est pas des terroristes. On fait ça pour toi ! »

Dernière ligne droite, nous approchons de Bercy. La plupart des manifestants emprunte la passerelle Simone. Mais on nous indique que c’est le pont Tolbiac qui figure sur l’itinéraire. C’est donc complètement dispersés que nous arrivons dans le parc de Bercy. Nous sommes déçues de ne pas y être accueillies par les organisateurs comme c’est le cas habituellement. Pas de discours, pas de festivités. Nous ne les voyons pas. (Nous apprendrons plus tard que la plupart d’entre eux a du faire marche arrière ).

Il est environ 18H. Les gens sont assis dans l’herbe, ils se reposent et se désaltèrent après cette longue marche au soleil. Nous les imitons et prenons un goûter (zéro déchet, of course ! )

D’en haut, nous observons les membres de ANV COP21 arrêtés sur le pont pour y suspendre des banderoles et faire un sitting.

Puis deux jeunes filles passent devant nous et nous recommandent de quitter le parc : les CRS ont à nouveau lancé des gaz lacrymogènes. Effectivement, nous pouvons apercevoir un nuage blanc au loin.

Nous nous précipitons alors dans la direction opposée et décidons de rentrer.

Sur le retour, des sentiments contradictoires se bousculent. Je suis contente que la marche se soit finalement poursuivie jusqu’au bout. Que nous ayons vaincu cette répression injustifiée. Je suis fière de mes filles et de leur détermination.

Mais je suis également dépitée par la tournure des événements. Cette marche a un gout amère. Je suis écœurée de ce gouvernement répressif qui n’hésite pas à lâcher des gaz lacrymogènes sur des familles, des personnes âgées, des citoyens lambda qui manifestent pacifiquement en toute légalité.

Je me dis également que nous avons finalement bien fait d’être en retard ou bien nous aurions pu nous aussi être victimes des gaz lacrymogènes. Je réalise alors amèrement qu’il n’est plus possible d’emmener mes enfants manifester pour le climat, pour leur avenir, alors qu’ils sont les premiers concernés. Mais j’ai bien failli les mettre en danger. Et le comble, c’est que le danger vient de ceux qui sont sensés assurer notre sécurité.

#EVENT : Venez marcher pour la justice climatique et sociale le 21 septembre 2019

On ne peut pas l’ignorer, cette année est celle du climat et des revendications écolos. Parallèlement au mouvement des Gilets Jaunes, de nombreuses manifestations ont été mises en place tout au long de l’année pour obtenir du gouvernement, des mesures concrètes pour freiner le réchauffement climatique.

Au delà des marches qui ont rassemblé des milliers de gens dans les rues (nous étions 107 000 à Paris le 16 mars), des actions non-violentes ont été menées par des associations telles que Extinction Rébellion sans parler de la grève des étudiants initiée par la jeune Greta Thunberg.

Après un été caniculaire sans précédent qui a multiplié par 100 la vitesse de fonte des glaciers en Alaska, et les feux de forêt en Amazonie, il est temps de reprendre du service ! Il ne nous reste plus que quelques mois pour renverser la vapeur, sans quoi, nos enfants vivront dans un monde bien différent du nôtre…

Aujourd’hui démarrent les festivités de la semaine de la justice climatique et sociale avec notamment une grève aujourd’hui vendredi et la grande marche demain.

En parallèle, Boycott Citoyen appelle à une grève générale de la consommation pendant une semaine.

Et demain aura lieu la prochaine grande manifestation. C’est le moment de descendre dans les rues pour montrer au gouvernement que nous sommes conscients de l’urgence et que nous exigeons des mesures immédiates pour lutter contre le réchauffement climatique.

Je le dis souvent, chacun à son rôle à jouer. Si tout le monde s’y met on peut changer les choses ! Alors nous on sera à Paris demain !

Et vous, vous serez où ?

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

Donner ses cheveux pour soutenir les malades du cancer est un acte de plus en plus populaire et peut-être en avez-vous déjà entendu parler. En effet, la chimiothérapie, l’un des traitements contre le cancer, provoque la perte totale des cheveux, ce qui a souvent un impact psychologique fort sur les malades, notamment les femmes qui peuvent ressentir une diminution de leur féminité. 

Faire un don de cheveux a donc une portée symbolique forte. Mais pas seulement ! Il permet à des personnes malades d’acquérir des prothèses capillaires à moindre coût.

En effet, l’association Solid’hair récupère les dons de cheveux qu’elle revend ensuite à des perruquiers afin de financer l’achat de perruques pour les personnes atteintes du cancer. 

Il y a quelques mois, ma fille aînée m’a parlé de son projet de faire un don de cheveux. Elle s’est renseignée sur le site de l’association afin d’être sûre de bien remplir les conditions pour que son don soit utilisé.

Les conditions :

  • La longueur des mèches doit être d’au minimum 25 cm
  • Les cheveux doivent être naturels (donc pas de couleur, même pas de henné, et pas de permanente non plus)
  • Les cheveux doivent être en bonne santé

Elle a donc coupé les pointes régulièrement pour éviter qu’ils ne soient pas abîmés au moment du don.

Des coiffeurs partenaires

Certains coiffeurs sont partenaires de l’association Solid’hair et offrent la coupe de cheveux pour les donateurs. Ma fille craignait de mal s’y prendre et a téléphoné à plusieurs coiffeurs près de chez nous et à Paris qui lui proposaient une remise sur la coupe, mais au vu des tarifs pratiqués, cela revenait à un tarif classique (entre 20 et 30 euros). Aussi, elle a préféré que je lui coupe moi-même (vla la pression ! )

Si vous souhaitez le faire vous-même, voilà le protocole à respecter :

Comment procéder ?

Tout d’abord, il faut bien les laver juste avant, les coiffer et les sécher.

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

Ensuite, on va séparer la chevelure en plusieurs mèches que l’on va attacher avec un élastique. Nous avons fait trois couettes, mais vu l’épaisseur des cheveux de ma miss, on aurait pu en faire davantage car elles ont été difficiles à couper.

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

On fait glisser l’élastique à la hauteur souhaiter en vérifiant bien que la longueur des mèches sera supérieur à 25 cm et on rajoute un second élastique sur la longueur pour bien maintenir les cheveux par la suite. Et on coupe à 1cm environ au dessus du premier élastique.

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

Et voilà, une trentaine de centimètres de don !

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

Il suffit ensuite de glisser les mèches dans une enveloppe et de les envoyer à l’adresse du partenaire de Solid’hair chargé de réceptionner les dons.

Faire un don de cheveux pour les personnes atteintes du cancer

Je dois dire que je suis plutôt fière de ma fille qui a décidé seule de faire ce geste. Je ne savais pas du tout qu’elle projetait de couper ses cheveux jusqu’à ce qu’elle me parle de son projet. Je trouve que cette jeune génération est bien plus consciente et engagée que nous ne l’étions ce que je trouve à la fois magnifique et triste. 

Et vous, avez vous déjà fait un don de cheveux ? Projetez-vous de le faire ?

 

 

 

 

3 gestes simples pour sauver la forêt Amazonienne !

Depuis le début de l’été, je vois passer des infos super inquiétantes concernant le climat : record de chaleur à Paris, feux de forêts en Sibérie, fonte massive du Groenland, et maintenant la forêt amazonienne en proie à un incendie sans précédent. Je vois également beaucoup de gens commenter  » ça fait peur ! « , « Dans quel monde vivront nos enfants ?  » ou encore « Il faut faire quelque chose ! « 

Oui, ça fait peur et on peut effectivement d’ores et déjà s’inquiéter pour l’avenir de nos enfants. Mais surtout, nous pouvons tous faire quelque chose ! Vous connaissez l’effet papillon ? Et si un barbecue entre amis provoquait un feu de forêt en Amérique du Sud ?

 

Tout d’abord, sachez que les incendies en Amazonie sont volontaires. Ils sont commandités afin de faire de la place pour de futures plantations de palmiers à huile, de soja et des parcelles de bétails. Mais pourquoi donc ?

  • On sait que l’huile de palme est beaucoup utilisée dans l’alimentation, notamment dans les préparations industrielles (plats préparés, biscuits…), mais elle est également utilisée dans les cosmétiques et les produits ménagers. Oui, on en retrouve partout de cette saleté ! Surtout dans les carburants qui représentent 75% de la consommation d’huile de palme en France. Et oui…

 

  • Le soja est principalement cultivé pour nourrir les animaux d’élevage et notamment la volaille et le porc. Or, si la viande consommée par les français est étiquetée VF (comprenez Viande Française), devinez d’où vient la farine de soja avec laquelle les animaux ont été nourris ?

 

  • Le Brésil est le premier pays exportateur de bœuf. Or, si la France importe encore peu de viande du Brésil (attention aux accords du mercosur), les français sont de gros consommateurs de chaussures en cuir… Cuir qui provient du bœuf brésilien.

 

La forêt amazonienne est le poumon de la planète et elle est en train de partir en fumée. Petit cours accéléré de svt-physique-chimie : les arbres absorbent le co2 que l’on sait trop bien fabriquer et rejettent de l’oxygène que l’on ne sait pas fabriquer. Les forêts sont donc indispensables à notre survie. Le second problème c’est que ces feux de forêt produisent encore plus de co2 et accélèrent ainsi le réchauffement climatique et la fonte des glaces.

Alors concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire pour éviter ça ?

 

1- On signe la pétition

Gabriel Santos, avocat brésilien, a lancé une pétition pour demander au gouvernement brésilien une enquête sur ces feux de forêt et punir les coupables.

Signer une pétition, c’est tout bête, ça prend 30 secondes et ça permet de soutenir ceux qui s’engagent sur le terrain et de montrer aux dirigeants brésiliens que ce sujet nous préoccupe TOUS et qu’il serait bien qu’ils agissent en conséquence. Et bien sûr, on partage la pétition sur nos réseaux sociaux pour la faire connaître !

https://www.change.org/p/stoppons-l-incendie-de-la-for%C3%AAt-amazonienne

 

2- On évalue notre « empreinte forêt »

L’association de protection des forêts Envol Vert a préparé un petit test qui vous permet de calculer votre « empreinte forêt » en se basant sur des questions concernant votre mode de vie. C’est un peu comme calculer son empreinte carbone mais on ne prend en considération que les conséquences sur les arbres. L’objectif de ce test est d’identifier nos mauvaises habitudes de consommation afin de les modifier.

http://empreinte-foret.org/quizz/

Je l’ai fait et voilà mon résultat.

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Mon impact en Afrique est lié à ma grande consommation de chocolat, une consommation que je vais devoir diminuer (ce sont mes hanches qui vont être contentes ^^). Mon impact en Amérique du Sud est lié à ma consommation de produits laitiers (bien qu’exclusivement bio). Mon impact en Europe est du à ma consommation de papier (pour le boulot ) et mon impact en Asie à la présence d’huile de palme dans l’alimentation.

Je vous invite à partager vos résultats et vos objectifs en commentaire 😉

 

3- On boycotte

On vient de le voir, la mauvaise nouvelle c’est que notre consommation est responsable de ce qui se passe là-bas ! La bonne nouvelle c’est que notre consommation est responsable de ce qui se passe là-bas ! Et oui, ça fonctionne dans les deux sens : il suffit de changer notre manière de consommer pour faire bouger les choses !

Et rien de tel que le boycott ! C’est tout simple, vraiment et ça a fait ses preuves.

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Alors on boycotte quoi ? Et bien l’huile de palme pour commencer ! On boycotte les marques les plus utilisatrices d’huile de palme : Oréo, Ferrero, Lu… et on télécharge l’appli buy or not qui nous indique si la marque fait l’objet d’une controverse. Avec Scan Eat ou Open Food Facts on scanne nos produits alimentaires pour vérifier qu’ils ne contiennent pas d’huile de palme. En plus de ravager la planète, l’huile de palme est l’huile la plus nocive pour la santé.

Ce qui est dommage c’est que ces applis ne recensent pas les produits non-alimentaires et il est donc impossible de scanner nos cosmétiques (savons) ou produits ménagers, notamment la lessive, pour vérifier s’ils contiennent de l’huile de palme. Yuka que j’utilise beaucoup et qui recense les cosmétiques, ne l’indique pas. Je vous invite cependant à fabriquer votre lessive, au moins vous saurez ce qu’il y a dedans !

Ensuite, ce qui serait vraiment écolo ce serait de boycotter la viande ET le carburant. Mais soyons raisonnable, si tous les français diminuaient leur consommation de viande par deux, ça serait déjà super ! Dans un premier temps, boycottez tout produit carné nourri au soja et privilégiez les producteurs locaux.

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Idem pour les déplacements en voiture. Sortir la voiture pour aller à la boulangerie qui se situe à 5 ou 10 mn à pied, ce n’est vraiment pas raisonnable surtout qu’il n’y a pas de place pour se garer alors on se gare à l’arrache juste devant, à moitié sur le trottoir et on gêne les piétons (je n’ai pas de voiture, je circule à pied le plus souvent ou à vélo et j’ai une boulangerie au bout de ma rue, croyez-moi, c’est du vécu ! ) Allez chercher le pain à pied, privilégiez le vélo (quand c’est possible), le covoiturage et les transports en commun.

On boycotte également les chaussures et accessoires en cuir et on les achète d’occasion. Allez donc faire un tour sur Vinted, il y a l’embarras du choix !

 

Vous voyez, on est loin d’être aussi impuissants que l’on voudrait bien le croire 🙂 

 

 

5 activités créatives et nature pour les enfants

La semaine dernière, je vous proposais 10 idées de sorties nature avec des enfants, toutes testées et approuvées (par moi et les miens). Comme les vacances ne sont pas terminées, je reviens cette fois avec 5 idées d’activités créatives et nature pour occuper les enfants les jours de pluie.

1- Le cadre végétal

Au retour d’une balade en forêt au cours de laquelle votre enfant aura glaner des petits trésors, il va laisser libre court à son imagination pour réaliser un tableau à partir d’éléments naturels.

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2- La peinture végétale

Une activité créative découverte très récemment via le compte instagram d’une copine  et qui me semble très intéressante. Le concept est d’utiliser des éléments naturels pour obtenir des couleurs (pétales de fleurs, feuilles…), mais aussi pour en faire des pinceaux.

10 activités créatives et nature pour les enfants

photos par @lesbzhs59

3- Le stone balancing

Le concept : construire une tour avec des galets ! Enfantin ? Pas tant que ça !

10 activités créatives et nature pour les enfants

4- Le land art

Le célèbre château de sable est souvent la toute première réalisation de land art, surtout s’il est orné de coquillages, de bois flotté ou autre élément naturel. Mais si vous ne partez pas à la mer, vous pouvez tout de même réaliser un land art avec des éléments qui vous entourent (fleurs, branches, cailloux…)

10 activités créatives et nature pour les enfants

 

5- La peinture sur galets

Les plus jeunes seront fiers de réaliser un presse-papier ! Les autres peuvent s’essayer aux cactus plus vrais que nature !

 

 

10 sorties nature avec des enfants

Les vacances d’été sont à la fois très attendues et redoutée. En effet, si on est ravis de passer du temps avec nos enfants, on peut vite se retrouver à court d’idées pour occuper nos chères têtes blondes.  

Une chose est sûre, peu importe leur âge, la nature les fascine toujours autant, pour peu qu’on les incite à la regarder de plus près. Je vous propose aujourd’hui, 10 idées de sorties « nature » à faire avec des enfants (il vous suffit de cliquer sur le lien dans le sous-titre pour être redirigé vers l’article consacré). 

 

1- Une balade à vélo dans les champs 

La classique balade à vélo à la fois détente et sportive dans un cadre bucolique peut prendre une dimension absolument passionnante quand on prend le temps de s’arrêter…

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2- La ferme pédagogique

Dès le plus jeune âge, les enfants sont fascinés par l’univers de la ferme : veaux, vaches, cochons, couvées… Pour les plus grands, cette sortie nature est l’occasion d’aborder la problématique de l’industrie agro-alimentaire.

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3- La réserve sauvage

Il y a ses détracteurs et ses partisans. Je suis bien évidemment pour que les animaux sauvages vivent en liberté dans leur habitat naturel. Malheureusement, certaines espèces sont en voie d’extinction en raison des activités humaines et leur captivité dans un espace semi-naturel permet à leur espèce de survivre.  Est-ce un mal pour un bien ? Toujours est-il que visiter une réserve sauvage permet d’ouvrir la discussion et de sensibiliser les enfants à la cause animale.

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4- Le glanage en forêt

La forêt regorge de trésors qui ne demandent qu’à être découverts pour ensuite, pourquoi pas, constituer un tableau végétal…

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5- L’accrobranche

L’accrobranche est une activité ludique et sportive qui se pratique au cœur de la forêt, dans le respect de la biodiversité.

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6- La cueillette

Je n’arrive pas à croire que je ne vous ai jamais parlé de la cueillette ! Nous avons la chance d’en avoir une près de chez nous et c’est l’une des sorties favorites de mes enfants depuis qu’ils sont tout-petits. Le principe est simple :  vous venez cueillir vous mêmes vos fruits et légumes dans les champs et vous passez en caisse à la sortie. Des brouettes sont mises à dispositions des visiteurs pour le plus grand bonheur des enfants !

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7- Le géocaching

Une chasse au trésor 2.0 pour découvrir ou redécouvrir sa région.

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8- Un pique-nique

Une activité que l’on a tendance à oublier !  Et pourtant un simple déjeuner sur l’herbe c’est un peu un événement parce que c’est différent. La seule condition : qu’il soit zéro déchet bien sûr  !

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9- Une promenade en barque

Là encore, nous avons la chance de vivre près d’un fleuve où des promenades en barque sont proposées aux touristes. Une activité vraiment relaxante qui permet de voir la nature sous une autre perspective !

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10- Le reportage naturaliste

Là c’est la passionnée de photo qui parle ! Mes enfants m’ayant toujours vue l’appareil photo vissé à la main lors chacune de nos sorties, ils ont très vite manifesté une curiosité pour cet objet et ont voulu chercher à prendre, eux aussi, de jolis clichés de la nature.

Si vous n’avez pas d’appareil photo et que vous craigniez de leur confier votre smartphone, investissez dans un petit appareil compact entrée de gamme (comme le nikon coolpix anti-choc et waterproof) surtout pas dans les appareils photos vendus au rayon jouets dont la qualité de photo est médiocre.

La photo leur apprend à observer la vie qui se cache aux détours des chemin, à patienter pour obtenir le rendu souhaité, bref à ralentir pour mieux sentir la vie.

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Quelles sont les activités que vous pratiquez avec vos enfants ? Toutes les idées sont les bienvenues 🙂

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

La semaine dernière, une copine m’a demandé si j’avais une idée de sortie pas trop cher qu’on pourrait faire avec les enfants : Je lui ai proposé de visiter la Fondation Good Planet.

La Fondation Good Planet a été fondée en 2005 par Yann Arthus-Bertrand, célèbre photographe naturaliste et réalisateur de nombreux films documentaires humanistes et écologiques, afin de sensibiliser les visiteurs de tous âges aux conséquences de l’activité humaine sur notre belle planète à travers l’art et de transmettre les éco-gestes pour la protéger. Parallèlement, Good Planet finance des missions écologiques à travers le monde.

En tant que passionnée de photo et écolo dans l’âme, je ne peux pas croire que je n’y avais jamais mis les pieds avant !

La Fondation Good Planet se situe à Paris, au cœur du domaine de Longchamp. Il faut prendre le bus 244 pour s’y rendre depuis la porte maillot. L’entrée est gratuite, seuls les ateliers sont payants.

Ce jour là, l’atelier proposé est destiné aux enfants et propose de découvrir la photographie naturaliste et la création d’un tableau végétal, deux activités créatives que j’affectionne beaucoup et que nous pratiquons régulièrement en famille, aussi nous ne le réservons pas.

Comme nous arrivons pour l’heure du déjeuner, nous commençons par nous installer pour pique-niquer… en mode zéro déchet bien sûr ! (J’avais préparé un cake de légumes en prévision.)

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Pour ma copine qui n’est pas familière du zéro déchet, des bacs de tri sélectif sont à dispositions des visiteurs.

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Nous décidons de commencer la visite par l’exposition Planète Océan. La mise en scène est vraiment sympa : Plusieurs salles sont aménagées avec des poufs afin que les visiteurs puissent s’installer confortablement pour visionner les reportages. La projection du film sur trois des murs de la salle permet une immersion totale (dans tous les sens du terme ^^ ) et un moment de détente pédagogique que les enfants ont beaucoup appréciés.

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Un chaleureux salon-bibliothèque offre aux visiteurs la possibilité de feuilleter des ouvrages de grandes qualité en toute tranquillité.

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Une partie du second étage, est consacrée à une exposition de photographies de Yann Arthus-Bertrand et de Brian Skerry que j’ai pris beaucoup de plaisir à visiter. Bien que je sois une fervente admiratrice des photos aériennes à couper le souffle de Y.A.B, j’ai été particulièrement sensible aux clichés sous-marins de Brian Skerry. Celle-ci notamment.

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Une autre salle du second étage est consacrée au film Human, tandis qu’une autre contient l’incroyable collection d’instruments de musique du monde d’Armand Amar, compositeur de la BO du film Human, qui a beaucoup attisé la curiosité des enfants (et des mamans aussi, avouons le !)

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

Après deux bonnes heures de visites en intérieur, nous décidons de prendre un peu l’air dans le parc pour découvrir les différentes installations qui encouragent la biodiversité (hôtel à insectes, nichoirs, ruches).

 

Au détour d’un chemin, nous découvrons l’exposition Genesis de Sebastiao Salgado qui célèbre la diversité de la vie.

La Fondation Good Planet : une sortie familiale qui allie nature et culture

L’heure de la fermeture approche. Nous n’avons pas le temps de visiter la ruche, ni la cabane à livres, ce sera donc pour une prochaine fois.

Nous faisons un détour par la boutique qui proposent des objets zéro déchet, des jouets éco-conçus et de nombreux ouvrages sur les modes de vie alternatifs (permaculture, zéro déchet, défi rien de neuf, etc) qui éveillent la curiosité de ma copine. Comme quoi « L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. » Pendant ce temps, j’ai une conversation très agréable et instructives avec la vendeuse.

Cette sortie nous a beaucoup plu et nous prévoyons d’y retourner bientôt à l’occasion d’une prochaine expo ou pourquoi pas, d’un atelier. Si vous habitez Paris ou la région parisienne, je vous recommande vivement cette sortie familiale qui allie nature et culture.