Archives mensuelles : août 2016

Test : l’e-NV200 Evalia #3-L’autonomie. Partir en vacances avec une voiture électrique

Suite et fin de ma chronique sur les véhicules électriques Nissan suite à mon test de l’e-NV200 Evalia que j’ai rendu hier à contre cœur.

Pour retrouver les articles précédents sur ce test exceptionnel, c’est par là :

#1 : La conduite électrique par Nissan

#2 : Recharger son véhicule électrique : simple ou galère ?

L’autonomie était un sujet qui me posait vraiment question avant de récupérer le véhicule. Il faut savoir que l’e-NV200 Evalia possède la même batterie 24W que la Leaf tout en étant plus lourde du fait de son gabarit. Son autonomie est donc plus limitée (120km selon le constructeur).

En matière de consommation, le véhicule électrique fonctionne à l’inverse du véhicule thermique : Il consomme peu en ville et dans les bouchons, mais davantage à grande vitesse. Si j’ai pu par exemple me rendre à Paris (environ 80km A/R) en utilisant seulement 50% de la batterie, ma crainte était de ne pouvoir partir en vacances avec.

Dans un premier temps, nous avons décidé de tester son autonomie en effectuant un voyage au Tréport sur une distance d’environ 200km.

Test : l'e-NV200 Evalia #1- La conduite électrique par Nissan

Pour ce premier périple, j’ai bien préparé mon trajet à l’avance, en repérant les bornes de recharge rapide disponibles sur notre route sur le site ChargeMap.

Test : l'e-NV200 Evalia #3-L'autonomie. Partir en vacances avec une voiture électrique

Les magasins Auchan de la région picarde sont équipés de bornes de recharge rapide gratuites. Parfait pour réaliser le trajet en trois étapes. Nous nous sommes donc arrêtés pour charger à Beauvais, Amiens et Mers-les-Bains.

Le dernier tiers du trajet a été quelque peu stressant en raison de la distance plus importante :  82km entre les deux bornes, sachant que nous roulions sur autoroute à grande vitesse (90km/h en moyenne). De plus, la région est particulièrement vallonnée, impliquant des côtes durant lesquelles la voiture électrique consomme davantage. Nous sommes finalement arrivés à la borne de Mers-les-bains avec 15% de batterie. Ouf !

Le temps de trajet a cependant été deux fois plus long que prévu par GoogleMaps (2h30) en raison de la vitesse contrôlée et des temps de recharge.

Test : l'e-NV200 Evalia #1- La conduite électrique par Nissan

Connaissant le trajet, le comportement de la voiture en conduite sur autoroute et la position des bornes de recharge, le trajet de retour s’est passé sans stress 🙂

Dans un second temps, suite à cette première expérience, j’ai envisagé de partir en Bretagne dans le Morbihan pour les vacances. Sauf que cette fois-ci, je tombe sur un os : l’absence totale de borne de recharge rapide entre Chartres et Le Mans, deux villes séparées par 160km. Il me faut donc soit trouver un hôtel à mi-parcours pour y passer la nuit et recharger la voiture électrique en même temps, soit faire un détour par Orléans. Ce détour rajoute 87 à mon trajet initial, mais ce n’est pas ce qui me freine.

Non, ce qui me freine, ce sont les 13 arrêts pour recharger. Oui, 13 recharges pour parcourir 650km. Dans la théorie, je pourrais me contenter de 8 recharges sur le trajet. Oui, mais voilà, l’implantation des bornes me contraint à m’arrêter pour recharger la batterie de ma voiture électrique tous les 50 à 70km ou bien de tenter les 110 km, mais je n’ai pas envie de jouer avec le feu ^^

Test : l'e-NV200 Evalia #3-L'autonomie. Partir en vacances avec une voiture électrique

13 arrêts, ça fait minimum 45mn de perdu à chaque charge (entre le détour pour se rendre à la borne et la charge en elle-même, aussi courte soit-elle), soit une moyenne de 9h à rajouter au temps de trajet prévu (environ 6h selon GoogleMaps).

Au-delà de l’aspect purement physiologique (15h de route c’est fatiguant !), je ne suis pas sûre que ma voiture électrique puisse supporter un tel nombre de charges en si peu de temps. Autre détail qui a son importance, je dois me procurer un badge spécifique pour le réseau Corridoor afin d’accéder aux bornes situées sur les aires d’autoroute.

Au final, nous avons été contraints d’annuler les vacances en Bretagne et de nous contenter d’un second périple au Tréport.

Au cours de ces trois mois, je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont posé des questions sur cette technologie encore méconnue. Voisins, collègues et même des curieux croisés sur un parking pendant la charge. Le test de ce véhicule a permis des échanges intéressants.

Dans le cadre de l’opération, nous devions également réaliser des défis comme nous prendre en photo avec le véhicule électrique devant des monuments de Paris ce qui a engendré des situations plutôt cocasses parfois.

En conclusion, l’e-nv200 Evalia, le véhicule familiale 100% électrique par Nissan est un véritable bonheur à conduire. Confortable, silencieuse, économique, et surtout écologique, c’est LA voiture idéale pour les tribus écolo qui tentent de minimiser leur impact écologique au quotidien. 

Cependant, sa faible autonomie et la carence en bornes de recharge limitent son l’utilisation à de courts trajets. Des progrès sont donc encore à faire dans ces deux domaines pour que la voiture électrique devienne le véhicule n°1 dans les foyers.

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Préparer une rentrée des classe écolo et zéro déchet

Le mois de juillet touche à son fin, les vacances sont à moitié entamée et la rentrée des classes se profil à l’horizon. Il est temps de penser aux fournitures scolaires des lutins ! Mais devant les listes de fournitures parfois excessives et le choix en rayon des supermarchés, il est difficile de s’y retrouver. Comment préparer la rentrée des enfants en conciliant qualité avec ses valeurs écolos ? Je vous raconte comment ça se passe chez nous.

1- Faire le tri

Avant toute chose, il est important de faire le tri dans les cartables des enfants afin de mettre de côté le matériel qui peut être réutilisé et de noter ce qu’il faudra racheter. Car non, rien n’oblige à avoir du matériel tout neuf à chaque rentrée scolaire.

Ici, on trie les affaires de tout le monde et on met en commun. Ce qui ne sert plus à l’un servira à l’autre. Ici, la flûte et la calculatrice Casio de l’aînée serviront au deuz’ qui rentre au collège, qui à son tour, léguera sa trousse de feutres à la petite dernière.

Préparer une rentrée écolo zéro déchet et éthique

Le cartable, s’il est de qualité, peut être réutilisé d’une année sur l’autre, voire tout au long du cycle. Les classeurs, les pochettes plastiques, les intercalaires, les crayons de couleurs sont mis de côté pour l’année suivante. Dans la trousse, on vérifie que les ciseaux, le compas et les stylos ne manquent pas et sont opérationnels. Les feutres sont vérifiés un à un et éventuellement complétés.

Le cahier de texte ou l’agenda sont évidemment à renouveler, mais les anciens cahiers non remplis peuvent faire office de cahiers de brouillon. Les pages vierges restantes des cahiers bien remplis sont simplement détachées et conservées pour les brouillons également.

Préparer une rentrée des classes éco-responsable : écolo zéro déchet et éthique - fournitures scolaires

 

2- Évitez les pièges du marketing !

Comme je le disais, rien ne sert de tout racheter neuf chaque année. Évitez les pièges du marketing, comme par exemple, les enseignes de supermarchés qui vous proposent de reprendre l’ancien cartable contre un bon d’achat de 10 euros. Certes c’est pour la bonne cause, mais cette opération n’a lieu que pour vous pousser à la consommation. Vous ne ferez aucune économie si le cartable de votre enfant est en bon état et ne nécessite pas d’être renouvelé (or il est spécifié que le cartable doit être en bon état).

De la même manière, je résiste à la pression des enfants. Le cartable de ses rêves à l’effigie de la Reine de Neige, NO WAY ! Fabriqué en Chine en matière plastique, il est potentiellement bourré de perturbateurs endocriniens et la qualité est franchement à revoir.

Je leur laisse le choix de l’agenda, pour le reste, c’est moi qui décide. Si le produit que j’ai choisi existe en plusieurs coloris, je leur demande leur avis, mais ça s’arrête là. En même temps, ils ne sont pas trop exigeants et réclament peu.

3- Le bon choix

Le bon choix est celui qui est réfléchi. N’hésitez pas à comparer, vous informer, chercher ailleurs. La marque n’est pas forcément gage de qualité et de confiance. Les produits discount ne valent pas toujours les produits de marque. Lisez les étiquettes, prenez le temps.

En règle générale, je privilégie une trousse en cuir pour sa solidité et sa matière naturelle, des crayons à papier et de couleur comportant le label FSC qui indique que le bois utilisé est issu de forêt gérée raisonnablement, les cahiers et les feuilles à carreaux en papier recyclé, les règles et les tailles crayon en métal. J’ai opté pour la colle UHU (la seule colle en stick qui colle vraiment) « renature » avec une formule sans solvant et un emballage éco-conçu à 58%. Sans doute un brin de green-washing mais c’est mieux que rien.

Préparer une rentrée écolo zéro déchet et éthique

 

Pour le cartable, je mise sur la durée. Un cartable ou un sac à dos devrait durer tout un cycle.

Pour la maternelle, on avait opté pour un sac à dos de la marque Coq En Pâte craquants et en 100% coton bio, idéal pour entreposer le doudou et les vêtements de rechange.(Profitez-en, ils sont soldés !)

Préparer une rentrée écolo zéro déchet et éthique

Pour l’entrée en primaire de la dernière, on va partir sur le cartable traditionnel Tann’s éco-conçu (Matière principale recyclée, fabriquée à partir de bouteilles plastiques collectées) et dont la solidité est à toute épreuve (il vaut mieux avec ma tornade). En plus, ils sont vraiment beaux !

Pour l’entrée au collège du deuz’, la valeur sûre c’est le sac à dos Eastpak, tendance et garanti 30 ans ! Idéal pour inciter la jeune génération au développement durable ^^

 

L’aînée garde le même pour le lycée, toujours en excellent état.

Préparer une rentrée des classes éco-responsable : écolo zéro déchet et éthique - cartable

Ces cartables de grande qualité sont souvent assez chers à l’achat. Même s’ils peuvent durer plusieurs années, il n’est pas toujours aisé de débourser 60 euros dans un cartable surtout lorsque l’on a plusieurs enfants. Vive le bon coin ^^

4- Les points noirs

J’ai gardé les coups de gueule pour la fin ^^ Je ne comprends pas pourquoi de nombreux enseignants demandent des feutres d’ardoise dont l’encre est super polluante et potentiellement toxique alors que les enfants pourraient très bien utiliser de vraies ardoises à l’ancienne et des craies. Idem avec les surligneurs fluos qui pourraient être remplacés par un trait au stylo de couleur différente. Comme on ne peut pas y couper, on cherche le moins pire et on tape dans les marques comme BIC qui propose des feutres conçus en plastique recyclé et recyclable. Dans la même lignée, Stabilo a lancé des surligneurs rechargeables. Mais ça ne règle pas le problème de l’encre…

Je peste également contre les protèges-cahiers en plastiques réclamés dans toutes les matières. A la place, j’ai acheté des cahiers dont la couverture est en polypropylène, une matière plastique qui ne relargue pas de perturbateurs endocriniens et donc a priori non toxique. Le mieux serait pas de plastique du tout, mais c’est mieux que rien…

J’espère que cet article vous donnera quelques pistes pour préparer la rentrée des classe de vos enfants de manière éco-responsable. N’hésitez pas à partager vos idées en commentaires, je suis toujours preneuse de bons plans 🙂