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L’Empereur

Rien de tel qu’un film en famille pour animer les longues soirées d’hiver ! Ici, on privilégie des programmes de qualité : ceux qui permettent d’apprendre de nouvelles choses, qui apportent un axe de réflexion, ou qui sensibilise sur un sujet. (Bon, on a aussi regarder l’adaptation de Boule et Bill hein ^^ ). C’est donc tout naturellement qu’on a voulu regarder la suite du célèbre documentaire de Luc Jacquet, La Marche de l’Empereur, qui a rencontré un grand succès lors de sa sortie en 2005.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous laisse découvrir la bande annonce :

L’Empereur se veut donc la suite du premier opus qui, souvenez-vous, retraçait le parcours du combattant du manchot Empereur pour se reproduire et assurer la survie de sa descendance. On retrouve donc notre attendrissant couple de manchot (et non de pingouins, j’insiste) et leur adorable petit pour suivre l’évolution de ce dernier, du stade de bébé à celui d’adulte autonome.

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A mon sens, la narration est gâchée par des flashs back inutiles comme la mythique scène du passage des œufs. Si on avait retenu notre souffle dans le premier opus, ça fonctionne beaucoup moins bien cette fois-ci. Ces nombreux déjà-vu sans intérêt nous font un peu décrocher et perdre le fil de l’histoire.

D’autre part, sans les voix de Romane Boringer et de Charles Berling, on perd en immersion. En effet, la voix off omnisciente ne parvient pas à nous émouvoir avec la même intensité.

Malgré tout, les enfants sont restés scotchés devant les images magnifiques rapportées au moyen d’une technologie bien plus évoluée qu’il y a 12 ans. On assiste à des scènes sous-marines et aériennes à couper le souffle et le rendu est encore meilleur pour le plus grand plaisir de nos yeux. Et puis on ne peut qu’être fascinés par le destin de ces animaux incroyables.

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Quels sont les films documentaires que vous avez particulièrement appréciés ? Des idées à me soumettre ?

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Captain Fantastic : un film et un ode à la vie pour petits et grands

Il y avait un long moment que je n’avais pas publié. Je me rends compte que mon dernier article représente bien l’état d’esprit dans lequel je me suis retrouvée durant un moment. A force d’entendre que ce que tu fais c’est bien beau, mais que ça ne change rien, j’ai fini par le croire et si je n’ai rien changé de mes habitudes (ceux qui me suivent sur instagram on pu le voir), délaisser le blog en était l’une des manifestations. Après un petit coup de mou, je remonte en selle pour vous parler d’un film, mais nettement plus positif que le dernier.

Malgré son titre, Captain Fantastic, n’appartient au style fantastique. Cependant, c’est un magnifique film que je vous recommande de regarder en famille pour toutes les valeurs qu’il véhicule. Nous l’avons découvert durant les dernières vacances et nous avons eu un vrai coup de cœur.

Captain Fantastic, c’est un père de famille engagé qui a choisi pour sa famille un mode de vie écolo/ minimaliste/zéro déchet poussé à l’extrême. Imaginez une famille avec 6 enfants, vivant au milieu de la forêt en quasi totale autonomie : une cabane avec le minimum de confort, la nourriture exclusivement issue de leurs plantations ainsi que de la chasse et de la pêche, l’instruction à domicile. Bon, attention, ils n’ont ni électricité; ni eau courant, et bien sûr aucune technologie. La famille Robinson, quoi !

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Cette petite famille semble mener une vie parfaitement heureuse jusqu’au jour où la bulle éclate : la maman décède. Le papa va devoir conduire toute sa tribu à travers les États-Unis pour assister aux funérailles organisées par ses beaux-parents. En traversant le pays et en côtoyant d’autres personnes, forcément c’est le choc des cultures et chacun des membres de la famille va s’apercevoir des limites de leur mode de vie.

Oui, parce que Captain Fantastic, c’est un road movie, et qui dit road movie, dit quête personnelle, évolution, changement…

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Je vous laisse découvrir la bande annonce :

http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19562357
Captain Fantastic Captain Fantastic Bande-annonce VO

L’une de mes scènes préférées et qui m’a beaucoup parlé parce qu’on l’a tous vécue, est une discussion autour de l’éducation des enfants entre le père, sa sœur et son beau-frère, chacun défendant son point de vue, persuadé d’avoir plus raison que l’autre. Sur ce coup là, j’ai trouvé la sœur plutôt tolérante, on sent qu’elle est mal à l’aise, mais fait en sorte que tout se passe bien, et c’est son frère qui va la pousser dans ses retranchements en cherchant à prouver que son éducation est la meilleure. En même temps, c’est un gars engagé donc forcément, il veut faire passer le message.

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Je ne veux pas vous spoiler le film donc je ne vous citerai que mes passages préférés comme ça si vous l’avez vu (ou si vous le voyez) on pourra en discuter ^^

– les obsèques mémorables de la mère

– « […] Ne meurs pas. » Un passage très tendre et des mots que tout parent devrait dire à son enfant 🙂

– et surtout cette scène magnifique sur la reprise étonnante mais non moins superbe de « Sweet Child O Mine » que nous écoutons régulièrement depuis, idéale après une journée difficile.

Vous l’aurez compris, c’est un film que j’ai vraiment adoré, qui m’a beaucoup parlé et que je vous recommande vivement. Je me dois quand même de vous prévenir si vous décidez de le regarder avec vos enfants, le papa n’a aucun tabou avec les siens et il ne voit aucun inconvénient à expliquer ce qu’est un viol à son fils de 4 ans. Puis bon, il est beaucoup question de la mort évidemment, mais c’est avant tout un ode à la vie 🙂

Sommes-nous en route vers l’idiocratie ?

La semaine dernière, j’ai assisté à quelque chose qui m’a beaucoup fait réfléchir quant au chemin que notre civilisation est en train de prendre et à l’importance (urgence ?!) d’éduquer nos enfants pour contrer ce phénomène.

Vous connaissez les hand spinner ? Ce sont des sortes de toupies, la nouvelle mode dans les cours de récré. Moi je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à la semaine dernière lorsque l’une de mes copines a posté ces messages sur Facebook.

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Alors certes, comme ma copine me l’a fait remarquer, nous avons aussi connu des modes dans la cour de récré. Certes, c’est un objet conçu initialement pour canaliser les enfants autistes qui peut peut-être s’avérer intéressant pour tous les enfants.

Mais sérieusement, c’est quoi ce délire de courir partout pour trouver LE gadget que notre enfant doit absolument avoir pour être reconnu socialement ? Sommes nous devenus des moutons à ce point pour nous laisser dicter nos désirs et nos priorités ? Il n’y a que moi qui trouve ça terriblement flippant ?

Autre « évènement marquant », le nouveau scandale Hanouna. Là encore, n’ayant pas la télé, j’ai découvert cette histoire via les réseaux sociaux. Je ne débattrai ni de l’émission que je n’ai jamais regardée, ni des propos qui ont été tenus. Selon moi, le vrai problème c’est que la télé et les personnalités du showbizz sont davantage influentes qu’il y a 20 ou 30 ans. Parce qu’il existe aujourd’hui une interactivité qui n’existait pas alors. La limite entre le show et la réalité est de plus en plus mince et les blagues douteuses portées par des personnalités cautionnent les préjugés et les comportements réels.

Ces deux évènements m’ont amenée à faire un parallèle avec un film peu connu du grand public que j’ai eu l’occasion de découvrir il y a quelques années : Idiocracy. Il s’agit d’une dystopie réalisée par Mike Judge, qui utilise la satire pour dénoncer la décadence de notre société occidentale.

Le film illustre la chute du QI de l’humanité au fil du temps à travers un scénario simple mais efficace : Deux cobayes sont enrôlés pour participer à une expérience secrète de cryogénisation. Mais un scandale contraint les services secrets à interrompre l’expérience et les caissons sont oubliés.

Les cobayes se réveillent par hasard cinq siècles plus tard dans une ville entourée de montagnes de détritus et de champs stériles arrosés de soda, où les gens au vocabulaire limité et habillés de logos s’abrutissent devant des émissions à caractère violent et sexuel tout en se gavant de malbouffe et où le président est une ancienne star du catch et du porno. (Je vous laisse trouver les similitudes avec ce que nous connaissons…)

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Ils vont rapidement se rendre compte que leurs congénères sont imperméables à toute logique, ce qui va les conduire dans une situation inextricable.

Voici la bande annonce qui vous donnera une petite idée de ce qui vous attend :

Personnellement, je ne suis pas fan de l’humour gras ni des gags potaches à répétition qui contribuent à l’ambiance générale du film, mais j’ai conscience que c’est un parti pris délibéré qui accompagne le sujet. En revanche, je pense que c’est un film à voir pour les nombreuses allusions aux dérives dont nous sommes actuellement témoins et qui m’ont laissé un arrière goût plutôt amer. Certes, on n’en est pas encore là, mais on en prend massivement le chemin…

Finalement, c’est mon fils qui m’a remonté le moral. Après avoir pris connaissance de cette histoire délirante de hand spinner, je lui ai demandé s’il connaissait cet objet. Il m’a répondu :  » Ah ouais, tout le monde en a au collège ! C‘est nul, en fait ça sert à rien ! « . Ouf, tout n’est peut-être pas perdu en fin de compte 🙂

La Belle Verte : un film qui traite de l’écologie avec humour

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler ciné. Pas de reportage catastrophique, non. Mais véritablement d’un film divertissant sur le thème de l’écologie.

Il existe des tas de films documentaires qui traitent de l’écologie, mais leur objectif se limite souvent à sensibiliser le public sans lui offrir de solutions adaptées à son niveau. Au final le spectateur se retrouve à penser ainsi :  » C’est vraiment tragique, il faut faire quelque chose ! Il faut que les industriels arrêtent d’utiliser des produits chimiques. Il faut que des lois soient voter pour interdire de… Moi, à mon niveau, je ne peux rien faire. » 

Or, c’est faux ! Le consommateur a le plus grand des pouvoirs : celui de décider ce qui se vend ou non.

J’ai revu récemment un film que j’avais adoré lorsque j’étais adolescente (oui déjà !) : La Belle Verte. C’est une comédie de et avec Coline Serreau sortie en 1996 qui dénonce avec humour les aberrations de notre société de consommation, à travers les yeux d’une extraterrestre en mission sur Terre, à la manière des Lettres Persanes de Montesquieu.

Résumé : Quelque part dans l’univers, existe une planète où les habitants vivent en parfaite harmonie avec la nature. Ces E.T. hippies ont construit une société idéale ou chacun participe au bon fonctionnement du groupe dans la joie et l’allégresse : Mode de vie minimaliste, véganisme, respect de la nature, économie collaborative, ils sont uber évolués ! (ouais, c’est too much, mais c’est assumé ^^ ).

la belle verte film écologie

Chaque année, des volontaires sont envoyés en mission de reconnaissance sur d’autres planètes. C’est ainsi que Mila se retrouve sur Terre au beau milieu de Paris. Elle va découvrir et s’étonner du mode de vie des parisiens, et tenter de leur transmettre le vrai sens de la vie.

la belle verte : film écologie

Au casting, on retrouve des grands acteurs du cinéma français tels que Vincent Lindon, Marion Cotillard ou encore Francis Perrin et Patrick Timsit. Vous pouvez visionner la bande annonce sur Allociné ou simplement cet extrait d’une de mes scènes préférées pour vous donner une petite idée 🙂

Des scènes cocasses à hurler de rire, des remarques qui poussent à la réflexion, la Belle Verte c’est un beau film à voir en famille pour prendre conscience de notre mode de vie et réfléchir tous ensemble à nos aspirations.